La zone du dehors, la horde du contre-pouvoir

La zone du dehors est le premier roman d'Alain Damasio, sorti avant la Horde du Contrevent (dont j'ai parlé ici)... Et après aussi, dans une édition remaniée, c'est celle-ci que j'ai lu et dont je vais parler. Livre de SF dans la forme, livre politique dans le fond, ce roman raconte les aventures d'un groupe révolutionnaire dans une société "démocratique" futuriste mais très actuelle. Cette société c'est Cerclon, une cité géante installée sur un caillou en orbite de Saturne, regroupant 7 millions d'humains qui ont migré de la Terre après que celle-ci ait été bien pourrie par nos guerres (classique). A Cerclon, toute la société est bâtie sur un système de classement, chaque personne à une place et de celle-ci…

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La patience du diable, et du lecteur

Une série d'horribles crimes sans rapport apparent, un cerveau manipulateur démoniaque, une jolie inspectrice au caractère bien trempé qui va rechercher la vérité, des scènes avec du gore dedans pour faire vomir le gentil lecteur... C'est bon, vous l'avez ? Oui, ça ressemble à tous les thrillers avec des tueurs psychopathes qu'on a pu lire. La Patience du Diable de Maxime Chattam a effectivement toutes les caractéristiques du polar à serial-killer (TAN!) de notre époque. On suit l'enquête de Ludivine Vancker et son équipe composée notamment de Segnon et Guilhem, qui vont fouiner sur plusieurs scènes de crimes, voire d'attentats, pour mettre à jour une manipulation méga-cosmique trop evil. Et le déroulement de l'enquête est très agréable à suivre, les…

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L’empire brisé, un joyeux bain de sang

Bon, comme j'ai la flemme de faire une critique par tome, on va parler de l'ensemble de la trilogie, d'autant plus qu'elle est assez constante donc j'aurai un peu l'impression de me répéter à chaque fois. Et maintenant vous vous dites que ça serait sympa que je précise de quoi je parle exactement, au lieu de discuter avec moi-même, non ? Oui, pas bête... Et bien je parle de la trilogie de l'empire brisé de Mark Lawrence, composée du Prince écorché, du roi écorché et enfin de l'empereur écorché, tous parus chez Bragelonne entre 2012 et 2014. La série suit les aventures de Jorg Ancrath, prince d'un des 100 royaumes de l'empire brisé reconverti en bandit de grand chemin après…

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22/11/63, Hail to the king (again)

 Ça faisait bien longtemps que j'avais pas lu un bon gros pavé signé Stephen King pur jus, mais j'ai tendance à attendre la sortie poche parce que je suis radin et patient (combo gagnant) donc je découvre 22/11/63 seulement cet automne. Bon, autant prévenir, si vous l'avez pas déjà remarqué je suis un peu fan du bonhomme, je reste un gros râleur au fond de moi-même mais il me déçoit pas souvent, j'y peux rien. Et donc ce nouveau gros pavé, sorti après "Under the Dome", raconte l'histoire de Jacob Epping, un prof d'anglais dans un lycée du Maine qui tombe un beau jour sur un moyen de remonter à une date précise du passé, un jour de 1958. Son…

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L’étoile du matin, Robin des bourrins

 Si y'a une chose que Monsieur David Gemmell savait bien faire, c'était raconter des légendes (wink wink). Or ici il s'est éloigné quelque peu de son univers Drenaï pour nous raconter celle de Jarek Mace, alias l'étoile du matin, défenseur du peuple et libérateur des Highlands. Mais la légende nait parfois d'une réalité un peu moins héroïque et un peu plus crue, pleine de boue et d'égoïsme, et c'est cette réalité que va nous raconter Owen Odell, le barde qui a suivi Jarek, vu et construit le nom de l'étoile du matin. Ce roman s'inspire pas mal de l'histoire de Robin des Bois et nous présente donc la montée en puissance d'un hors-la-loi qui va fédérer le peuple opprimé des…

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Acacia, le trône de fer en moins rouillé

C'est marrant, j'me trimballe les deux premiers tomes d'Acacia depuis pas mal d'années, un cadeau d'un proche sur le conseil d'un vendeur peu scrupuleux qui lui aurait sorti "s'il aime le trône de fer, il faut qu'il lise ça". Homme de peu de foi, j'ai classé ça dans "mouais, baratin, j'le lirai quand j'aurai le temps, donc jamais". Résultat, 4 ans plus tard, j'me retrouve à ouvrir le premier tome dans un moment d'égarement, j'ai pas fait exprès, j'vous jure... Et donc, comme moi vous sentez bien venir la bouse vendue à base de name-dropping éhonté ? Et bien non, je peux donc affirmer qu'il existe un libraire qui sait de quoi il parle dans les sombres allées des magasins…

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L’océan au bout du chemin, Gaiman replonge en enfance

Neil Gaiman a des petites manies que j'ai déjà souligné précédemment, celle que je vois souvent est que son héros n'est qu'un véhicule servant au lecteur qui, à travers ses yeux, va parcourir le monde créé par l'auteur pour lui. Neil Gaiman crée donc des espèce de train fantôme où son héros se laisse porter, regardant le monde réel se transformer sous ses yeux en un délire fantastique, la bouche ouverte et l'air ahuri mais souvent plutôt passif. Ici la même chose se produit, à la différence que ce personnage est un enfant de 7 ans, solitaire et féru de lecture. Et le monde fantastique en question c'est la ferme des Hempstock qui se situe derrière chez lui, dont les…

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Les chroniques des crépusculaires, psychopathe-fantasy

Agone est l'héritier légitime du Baron de Rochronde, et voilà que son paternel claque. Mais Agone est un pacifiste et déteste son père, ce seigneur guerrier cruel et sanguinaire, il est donc décidé à renoncer à son héritage et poursuivre sa formation de professeur itinérant pour éduquer les pauvres campagnards. Mais le papa, dans son sadique testament, impose à son fils de passer 6 jours à l'école du Souffre-Jour et si au bout de ces 6 jours il veut toujours être un érudit crapahuteur, il sera libre de son choix. Bien sûr il y va, je me demande toujours pourquoi d'ailleurs, ça puait le traquenard à plein nez mais bon, soit, le jeune Agone va dans cette école qui forme…

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Gagner la guerre, les aventures de Connardo Auditore da Firenze

 Moi quand je lis l'histoire d'un assassin à capuche dans un environnement typé "renaissance italienne", évidemment mon petit cerveau va faire le rapprochement avec Ezzio d'Assassin's creed... Mais comme mon titre le fait si subtilement remarquer, Gagner la guerre ne raconte pas l'histoire d'un jeune gentilhomme au grand cœur, non... Benvenuto Gesufal est une racaille, un produit des bas-quartiers de Ciudalia, un tueur pur jus sans trop de morale. Nous faisons la connaissance de ce doux énergumène sur un navire, Ciudalia vient d'écraser la flotte de Ressine et les dernières escarmouches navales mettent un point final à cette guerre. Mais Benvenuto n'est pas là pour taper du vaincu, son patron est un des hommes politiques influents de Ciudalia et considère…

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Les Manteaux de Gloire, le roi est mort, vive le roi !

Ils sont les "greatcoats", (qu'on pourrait traduire par "grand-manteaux", ou "super-anoraks" ou "énormes doudounes", je sais pas trop...), ils sont les magistrats sélectionnés et entrainés par le roi Paelis pour sillonner les duchés et faire appliquer la loi du Royaume. Ce sont des guerriers et des tacticiens exceptionnels, des hommes de loi justes et respectés... Enfin, ils l'étaient, jusqu'au jour où les ducs se sont retournés contre le roi et ont planté sa tête sur une pique, jour où les "greatcoats" ne sont pas intervenus et ont fui au lieu de protéger leur souverain. Aujourd'hui ils sont les "trattaris", ou les "tatter-cloaks", les traîtres, méprisés par le peuple, chassés par les ducs, ils ne gardent de leur ancien nom que…

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