L’étoile du matin, Robin des bourrins

 Si y'a une chose que Monsieur David Gemmell savait bien faire, c'était raconter des légendes (wink wink). Or ici il s'est éloigné quelque peu de son univers Drenaï pour nous raconter celle de Jarek Mace, alias l'étoile du matin, défenseur du peuple et libérateur des Highlands. Mais la légende nait parfois d'une réalité un peu moins héroïque et un peu plus crue, pleine de boue et d'égoïsme, et c'est cette réalité que va nous raconter Owen Odell, le barde qui a suivi Jarek, vu et construit le nom de l'étoile du matin. Ce roman s'inspire pas mal de l'histoire de Robin des Bois et nous présente donc la montée en puissance d'un hors-la-loi qui va fédérer le peuple opprimé des…

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Acacia, le trône de fer en moins rouillé

C'est marrant, j'me trimballe les deux premiers tomes d'Acacia depuis pas mal d'années, un cadeau d'un proche sur le conseil d'un vendeur peu scrupuleux qui lui aurait sorti "s'il aime le trône de fer, il faut qu'il lise ça". Homme de peu de foi, j'ai classé ça dans "mouais, baratin, j'le lirai quand j'aurai le temps, donc jamais". Résultat, 4 ans plus tard, j'me retrouve à ouvrir le premier tome dans un moment d'égarement, j'ai pas fait exprès, j'vous jure... Et donc, comme moi vous sentez bien venir la bouse vendue à base de name-dropping éhonté ? Et bien non, je peux donc affirmer qu'il existe un libraire qui sait de quoi il parle dans les sombres allées des magasins…

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L’océan au bout du chemin, Gaiman replonge en enfance

Neil Gaiman a des petites manies que j'ai déjà souligné précédemment, celle que je vois souvent est que son héros n'est qu'un véhicule servant au lecteur qui, à travers ses yeux, va parcourir le monde créé par l'auteur pour lui. Neil Gaiman crée donc des espèce de train fantôme où son héros se laisse porter, regardant le monde réel se transformer sous ses yeux en un délire fantastique, la bouche ouverte et l'air ahuri mais souvent plutôt passif. Ici la même chose se produit, à la différence que ce personnage est un enfant de 7 ans, solitaire et féru de lecture. Et le monde fantastique en question c'est la ferme des Hempstock qui se situe derrière chez lui, dont les…

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Les chroniques des crépusculaires, psychopathe-fantasy

Agone est l'héritier légitime du Baron de Rochronde, et voilà que son paternel claque. Mais Agone est un pacifiste et déteste son père, ce seigneur guerrier cruel et sanguinaire, il est donc décidé à renoncer à son héritage et poursuivre sa formation de professeur itinérant pour éduquer les pauvres campagnards. Mais le papa, dans son sadique testament, impose à son fils de passer 6 jours à l'école du Souffre-Jour et si au bout de ces 6 jours il veut toujours être un érudit crapahuteur, il sera libre de son choix. Bien sûr il y va, je me demande toujours pourquoi d'ailleurs, ça puait le traquenard à plein nez mais bon, soit, le jeune Agone va dans cette école qui forme…

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Gagner la guerre, les aventures de Connardo Auditore da Firenze

 Moi quand je lis l'histoire d'un assassin à capuche dans un environnement typé "renaissance italienne", évidemment mon petit cerveau va faire le rapprochement avec Ezzio d'Assassin's creed... Mais comme mon titre le fait si subtilement remarquer, Gagner la guerre ne raconte pas l'histoire d'un jeune gentilhomme au grand cœur, non... Benvenuto Gesufal est une racaille, un produit des bas-quartiers de Ciudalia, un tueur pur jus sans trop de morale. Nous faisons la connaissance de ce doux énergumène sur un navire, Ciudalia vient d'écraser la flotte de Ressine et les dernières escarmouches navales mettent un point final à cette guerre. Mais Benvenuto n'est pas là pour taper du vaincu, son patron est un des hommes politiques influents de Ciudalia et considère…

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Les Manteaux de Gloire, le roi est mort, vive le roi !

Ils sont les "greatcoats", (qu'on pourrait traduire par "grand-manteaux", ou "super-anoraks" ou "énormes doudounes", je sais pas trop...), ils sont les magistrats sélectionnés et entrainés par le roi Paelis pour sillonner les duchés et faire appliquer la loi du Royaume. Ce sont des guerriers et des tacticiens exceptionnels, des hommes de loi justes et respectés... Enfin, ils l'étaient, jusqu'au jour où les ducs se sont retournés contre le roi et ont planté sa tête sur une pique, jour où les "greatcoats" ne sont pas intervenus et ont fui au lieu de protéger leur souverain. Aujourd'hui ils sont les "trattaris", ou les "tatter-cloaks", les traîtres, méprisés par le peuple, chassés par les ducs, ils ne gardent de leur ancien nom que…

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La voie de la colère, l’empire contre-attaque

Dun Cadal, général légendaire de l'ancien empire, passe ses vieux jours à ressasser sa vieille vie à la taverne du coin, constamment imbibé d'alcool et vraiment pas beau à voir. Le jour où une historienne va venir écouter ses radotages chroniques pour retrouver l'ancienne épée de l'empereur, il va revenir sur sa rencontre avec le jeune Grenouille qui deviendra son protégé, et sur tous les événements qui ont suivi et ont mené à la chute de l'empire, et la naissance de la nouvelle république. Par ce pitch archi-classique (oui, encore une fois, un truc à la "nom du vent", on a compris, monsieur Bragelonne), "la voie de la colère" nous fait entrer dans le vif du sujet dès les premières…

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The Black Box, harry bof

Nouvelle livraison "masse critique" du site Babelio, rappel des règles : un bouquin gratos contre une critique, et cette fois j'ai tapé dans de la VO, a pas peur ! Dans la liste de choses proposées a surgi un bon vieux Michael Connelly alors j'allais pas me faire prier, j'aime beaucoup ses bouquins, et on est parti pour une nouvelle aventure d'Harry Bosch. Sa nouvelle enquête concerne un ancien meurtre perpétré il y a 20 ans pendant les émeutes qui ont suivi l’acquittement des policiers de l'affaire Rodney King. A l'époque, Harry n'avait pas pu résoudre cette affaire au milieu du chaos dans lequel était plongé Los Angeles mais de nouvelles preuves vont lui permettre de rouvrir ce dossier. Bien…

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Servir froid, Super abercrombie all-stars battle royale (with cheese)

Orso et son entourage ont tué son frère et l'ont laissé pour morte, et Monza va se venger. Servir froid est le premier roman de Joe Abercrombie qui suit la trilogie de la première loi, c'est un one-shot plus léger mais qui reste dans le même univers, je recommande tout de même d'avoir lu la trilogie en question avant, tant les références sont nombreuses. Une liste de 7 personnes à tuer, elle n'a ni pyjama jaune ni katana mais oui, la structure rappelle Kill Bill. Chaque victime va constituer un gros chapitre dans l'histoire, coupant le roman  en 7 grosses nouvelles n'ayant presque aucun lien et c'est certainement le premier problème que j'ai eu avec le livre. Sa structure très…

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Ma révérence, loose et humanisme

J'ai acquis un réflexe pavlovien assez étrange, à force : Dès que je vois une BD avec Wilfrid Lupano en scénariste, j'ai envie de la lire. Faut dire c'est un peu sa faute, après Alim le tanneur, l'ivresse des fantômes, le droit chemin, il arrête pas de faire de bonnes histoires et du coup paf... Et les dessinateurs avec qui ils bossent sont vraiment pas mauvais aussi. Mais quand je suis tombé sur "ma révérence" j'ai hésité, j'ai pas acheté de suite. J'ai tourné autour avec méfiance, reniflé, feuilleté, soulevé un sourcil perplexe, reposé le bouquin. Je suis pas vraiment fan du style de dessin qui est présenté ici, et le thème du polar social tourne souvent autour d'un discours…

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