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The bone ship’s wake, Call of the sea

The bone ship’s wake est le troisième et dernier tome de la trilogie Tide Child, par RJ Barker

On y est, la fin de la trilogie Tide Child, la conclusion de cette saga navale épique dans un univers bluffant d’inventivité. La tension monte, les promesses seront-elles tenues ? Rendez-vous au port le plus proche, on embarque.

Plus d’un an s’est écoulé depuis les évènements de Call of the bone ships, Joron Twiner et son équipage sont devenus le cauchemar de tous les navires des cent îles, il est le pirate noir, prêt à faire la guerre à toutes les flottes pour retrouver ce qu’on lui a pris, mais la maladie le ronge et son temps est compté. Est-il le « caller » de la prophétie Gullaime, va-t-il sauver le monde dans le feu et le sang ? Réveille-t-il les keyshans avec son chant ? D’autres le pensent, et paieraient cher pour lui mettre la main dessus.

Que dire sur ce troisième tome qui serait pas une répétition de ce que j’ai déjà dit des bouquins précédents ? On a toujours un univers original et fantastique qui permet à l’auteur de réinventer toute une culture navale, une société et ses codes qui prenaient un peu de temps à se mettre en place au premier tome, mais qui ici prennent toute leur ampleur. On a les clés de la maison, on est maintenant plongé dans l’action ! Et on continue dans les grands moments de tension avec une première partie de roman sous forme d’énorme course poursuite navale qui dure des jours et des jours, où tout doit être sacrifié pour semer l’ennemi. Le suspense de la mer calme où on se croit enfin sortis d’affaire, épuisés, lorsque le cri tu top boy vient signaler une voile à l’horizon, encore et encore jusqu’au désespoir.

Mais Joron Twiner conduira son équipage d’une main de fer, jusqu’au bout de leur mission et de leur idéal, même quand tout le monde est contre eux, même quand tout semble perdu. Ce suspense et cette tension, mesdames et messieurs, c’est du grand spectacle, prenant de bout en bout. Et il en a fait du chemin le Joron, partant de noble alcoolique condamné à Shipwife intérimaire du vaisseau le plus recherché des deux côtés le l’épine de Skearith. C’est peut-être Joron qui nous happe le plus dans cette aventure, qui se découvre une famille, une cause, des responsabilités et des choix déchirants qu’il aura à faire en chemin. Le Tide Child et sa flotte vont se battre pour remettre en question des lois archaïques qui font souffrir les femmes et les hommes. Car c’est là le sens du combat du Tide Child, lutter contre un monde vieillissant et oppressant, contre des traditions et des lois qui meurtrissent et tuent, comme on l’a vu dans Call of the bone ships.

Ces bouquins ont une telle aura, une telle classe à tous les instants qu’ils laisseront une trace indélébile dans ma mémoire. On a plusieurs moments de suspense captivants, de grandes manœuvres épiques, de grands épisodes tragiques (j’ai encore la larme à l’œil en pensant au choix de Muffaz), des souffrances et des victoires inoubliables qui en font une grande œuvre. RJ Barker a imposé ses personnages extrêmement impressionnants, avec évidemment Meas en tête, qui gagne dans ce tome encore des couches de profondeur et de subtilité, même si elle laisse un peu d’air à Joron. Et c’est Joron justement qui subit ici une vraie transformation, de Deckkeeper admiratif, il se transforme en chef de guerre, en capitaine déterminé et en meneur de femmes et d’hommes accompli. Il va faire des choix difficiles, des décisions aux conséquences désastreuses, des sacrifices, mais quel protagoniste !

On se dirige petit à petit vers une conclusion explosive, le piège se referme, on voit très bien tous les éléments se mettre en place inexorablement. Avec minutie l’auteur a placé ses pions, a mis en place ses pièges, ses combats et les arcs des différents personnages pour que tout se rejoigne dans un dernier acte grandiose qui m’a laissé sur le cul. C’est avec un peu de tristesse que je quitte cet univers, en espérant y revenir un jour. RJ Barker a sorti le premier tome de sa prochaine trilogie, que j’ai évidemment déjà en PAL, mais pour The bone ships, on espère sincèrement que Bragelonne ne va pas rester assis sur ce trésor en puissance et va enfin nous traduire tout ça (mais bon courage pour la traduction, ça va être costaud).

Couverture : Hannah Wood
Narration audio : Jude Owusu
Éditeur : Orbit
Nombre de pages : 576
Date de sortie : 28 Septembre 2021
Prix : 10,99£ (broché) / 5,49£ (numérique)

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