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The free bastards, Return to Hog War

The free bastards est le troisième et dernier tome de la trilogie The lot lands par Jonathan French, suivre le lien pour aller sur la page de la série.

Après The grey bastards et The true bastards, Jonathan French termine sa trilogie The lot lands qui démarrait comme un « Sons of anarchy fantasy » pour trouver sa propre voie entre grimdark, blagues de bourrins et dieux pourris. Accrochez-vous à vos cochons, dans The free bastards on suit Oats.

Les armées de Hisparta se préparent, elles ne laisseront pas la rébellion des demi-orcs impunie. Mais en face, les clans s’organisent avec Fetching à leur tête. Face aux cavaleros et aux sorciers surpuissants, les demi-orcs devront se battre et survivre pour reprendre leur liberté. Oats se tient aux côtés de Fetching et Jackal dans cette résistance, mais la force brute ne suffira peut-être pas à les sauver. Il est peut-être temps de trouver une autre solution, de s’allier avec des ennemis, et de partir en territoire hostile.

Après avoir suivi Jackal dans le premier tome, et Fetching dans le second, on se retrouve ici donc du point de vue du troisième larron de ce trio de Bastards, Oats le « Thriceblood » plus orc qu’humain. Le roman démarre très fort vu qu’un plonge directement dans l’action, Oats et Jacintho sont en pleine mission de sauvetage et c’est parti. Il y a quand même une phase en première partie de lecture qui servira à resituer tout le monde, parce qu’après deux tomes et beaucoup d’évènements, tout plein de personnages et de relations, y’a quand même quelques trucs à remettre en place.

La série était partie sur un principe assez rigolo de « Sons of anarchy version fantasy », avec des cochons à la place des bécanes. Au début on voyait les grosses ficelles, les personnages calqués sur le modèle, mais au fil des tomes l’auteur a réussi à en tirer son propre univers, sa mythologie, ses peuples, et à donner une vraie épaisseur à l’ensemble au delà de la reprise « pour déconner ». Bien sûr l’inspiration est toujours là, dans l’esprit de clan, dans le bourrinisme rigolo de cette bande de bikers testostéronés, dans le langage grossier qui a pu déranger certains lecteurs. On a d’ailleurs aussi vu l’arrivée de personnages féminins qui tabassent dans le tome précédent alors que l’univers était à la base très sexiste.

L’esprit « familial » des bastards s’est beaucoup enrichi aussi, on retrouve cette profonde affection entre les différents « frères » et « sœurs » de cette grande communauté qui devient touchante là où on aurait pu craindre un club de « bros » sans aucune subtilité. Il y a bien sûr Oats, Fetching et Jackal qui ont grandi ensemble, mais tous les autres aussi, Polecat, le monumental Hoodwink, Thresher, Anvil, tout ce petit monde qu’on a vu s’assembler, dont l’univers s’est effondré pour être reconstruit, et qui lutte maintenant pour garder leur terre et leur liberté. On a toujours une mythologie un peu floue avec des dieux qu’on ne voit jamais mais qui accordent des pouvoirs via des reliques à certains personnages. On en a déjà croisé quelques un mais là on a un Fuqtus impressionnant avec sa hache divine parmi d’autres surprises.

Toute cette construction d’univers et de relations permet ensuite aux différentes scènes d’action de toucher au but, de devenir épiques par l’attachement qu’on a envers l’ensemble des personnages et à la compréhension des enjeux de l’univers. On a régulièrement des scènes marquantes qui balayent le lecteur, de la défense d’une forteresse en ruine à la charge épique contre Kalbarca sous la lune traitresse, on a un rythme impeccable qui se permet des petites respirations avant de revenir nous couper le souffle une nouvelle fois. Toute la dernière partie du roman change pas mal d’ambiance pour nous amener à la cour d’Hisparta, loin des steppes et des charges de guerriers, mais ave Crafty pas loin, on sait qu’il y a un plan derrière le plan sous le plan. Mais Oats reste Oats, autrefois le plus fort des Bastards, et il est fidèle à lui-même.

Depuis le début, cette trilogie nous raconte un monde qui change, l’univers très codifié des « hoofs » qui vole en éclat, les tragédies et les avancées de nos héros, et chaque tome a vu son protagoniste se transformer et s’adapter. Ce sera pareil avec Oats même si c’est sur un autre registre, la psychologie du personnage est très bien menée, touchante. Il doit faire des choix, pour sa famille, pour ses familles, et se reconstruire après l’explosion de tous ses repères. Il y a une force qui va au-delà du bourrin de service, un équilibre entre le thrice limite berserker, le frère attentionné et le père qui se découvre. J’ai beaucoup aimé son cheminement semé de blessures et de traumatismes, mais aussi d’amitié et d’amour, jusqu’à une conclusion qui sonne juste, qui lui convient.

C’était un vrai plaisir de suivre cette trilogie atypique, qui nous raconte la lutte d’une race opprimée qui vit comme des gangs de bikers au cœur d’une terre dévastée. Son atmosphère sombre se marie à merveille avec un humour pas très fin mais très à propos, des personnages qui ont la rage au ventre et un esprit de famille touchant. Bonne route les Bastards.

Live in the saddle, die on the hog.

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Cet article a 5 commentaires

  1. Sabine C.

    Des batailles à dos de cochons… ça a l’air tellement fun !

  2. Lutin82

    Je te confirme que tu es parfois un ennemi de mon banquier!!!!!

    1. Je suis Robin des bibliothèques, je vole vos comptes pour nourrir vos auteurs