A bad deal for the whole galaxy, La menace fantôme

Il y a quelques temps, j’avais beaucoup apprécié ma lecture de A big ship at the edge of the universe, un roman de S-F léger, LGBTQ-friendly et plein d’action. J’ai mis un peu de temps à revenir sur cette série, mais voilà donc mon avis sur sa suite : A bad deal for the whole galaxy, toujours écrit par Alex White.

On retrouve nos héros à bord du Capricious, devenus célèbres après avoir gentiment sauvé la galaxie, ils croisent la route d’un culte bizarre qui n’a pas l’air de les aimer beaucoup. Pour cause, Les enfants de la singularité n’ont pas trop apprécié l’intervention de l’équipage de Cordelle contre le Harrow et des adeptes les harcèlent à tous les coins de rue. Mais la menace du culte se fait plus pressente, Nilah, Boots, Orna et leurs potes vont devoir aller en première ligne pour découvrir ce que fabriquent ces allumés.

On retrouve bien sûr l’esprit de famille quasiment obligatoire au sein d’un équipage de mauvais-culs « à la Firefly », le lecteur sera ravi de retrouver l’ex-pilote de course allumée Nilah, l’ancienne militaire râleuse Boots, Malik le doc dodo, Orna la mécano bourrine, etc… Alex White arrive toujours à gérer l’osmose du groupe avec classe et beaucoup de punch. Par contre il galère un peu plus pour donner corps à l’histoire d’amour mise en place dans le premier tome, sa romance prend une trajectoire un peu classique de « je t’aime mais je te mérite pas alors je doute » et c’est un peu relou.

Finalement, j’ai été assez déçu par cette suite malgré l’attachement acquis pour nos protagonistes. Il y a peut-être en cause le long délai entre mes lectures du premier et du second roman, mais je ne suis jamais parvenu à ressentir un enjeu dramatique sur cette histoire. Le roman nous présente un culte de fanatiques super-riches et puissants qui auraient un plan monumental mais… On ne sait jamais vraiment ce qu’ils veulent faire. La menace globale ne se fait jamais ressentir, y’a pas de grand complot qui commence à bouger ses pions dans l’ombre, on sait juste qu’il y a un groupe de malades et qu’ils aiment pas les héros. Bien sûr y’a finalement un grand méchant très méchant qui fait office de boss de fin mais y’a aucun souffle dramatique qui englobe tout ça donc j’ai lu le bouquin comme une succession de missions badaboum (et j’aime le badaboum) sans aucun liant, on passe d’un objectif au suivant comme autant de niveaux dans un jeu vidéo.

Les enfants de la singularité sont une bande de malades qui glorifient le mérite individuel à grands coups de « ta destinée t’attend », « prend ce qui te revient », « écrase tes potes pour atteindre le sommet » mais on ne sent jamais vraiment de but concret à ces antagonistes. Nilah va essayer d’infiltrer un de leurs camps et on assiste à un mauvais Battle Royale (je cherche toujours une bonne histoire crédible de Battle Royale…) pour atteindre « l’ascension ». Mais on sait toujours pas ce que c’est ni ce qu’ils cherchent, à part leur « destinée ». Alors oui, c’est une transposition SF des sectes, tendances complotistes et désinformation organisée, très actuel tout ça, mais ça n’est jamais arrivé à installer de l’enjeu scénaristique, je sais même pas à quel niveau il a essayé en fait. Oui, bon, effectivement il y a des « Quêtes annexes » qui nous plongerons dans le passé de nos héroïnes, qui sont liés à toute cette affaire, comme par hasard ! Mais passons…

A bad deal for the whole galaxy est donc une déception, un tour de manège dans de la science-fiction d’action mais qui manque de liant et d’enjeu, malgré son groupe de personnages toujours bien installés à la dynamique qui fonctionne très bien.

9 réponses

  1. J’ai la nette impression qu’il y a une vraie épidémie de « succession de missions badaboum sans vrai liant » dans la SFFF en VO en ce moment, parce que j’ai ressenti la même chose, à des degrés divers, aussi bien dans ma dernière lecture SF (The rush’s edge) que dans le bouquin de Fantasy que j’ai fini ce midi (The bright and breaking sea).

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