The stardust thief, Oh nuits d’Arabie

The stardust thief est le premier tome VO de The sandsea trilogy par Chelsea Abdullah

J’avais repéré la sortie de The stardust thief en me demandant si ça serait un roman pour moi et pouf, voilà qu’il apparait sur Netgalley UK tel le bon génie qui sort de sa lampe. J’ai envoyé une requête et voilà donc que je reçois un exemplaire numérique de la part de l’éditeur, avec plusieurs semaines d’avance sur la sortie VO du 19 Mai. Vous aurez donc mon avis avant la sortie du livre, elle est pas belle la vie ?

Loulie al-Nazari est la marchande de minuit, elle fait un commerce pas très très légal d’artefacts enchantés qu’elle trouve lors de ses expéditions. Epaulée par Qadir, bi-classé garde du corps et djinn, elle va par hasard sauver un prince mais malheureusement elle tombera du même coup sous la coupe du sultan. Ce dernier va la contraindre à partir à la recherche d’une mystérieuse lampe magique pour son propre compte, elle voyagera en compagnie de Qadir, du haut-prince, et d’Aisha, l’une des fameux 40 voleurs. Des secrets de la famille royale aux grands mystères des djinns, le voyage de Loulie lui réserve quelques surprises.

Normalement, en lisant le résumé, vous avez noté quelques points bien caractéristiques : Lampe magique, 40 voleurs, djinn… Ajoutez une dame qui raconte des histoires au sultan pour sauver sa peau, et vous avez à peu près compris. Avec The stardust thief, Chelsea Abdullah fait un espèce de remix des contes des mille et une nuits, mais elle inclut tous ces ingrédients dans une trame solide qui baigne dans cette ambiance parfaitement retranscrite. Elle construit un édifice avec toutes ces petites pièces pour livrer un roman solide et un univers cohérent dans lequel les djinns sont craints et chassés par la plupart des humains, au-delà des haines entre humains et djinns, ces derniers sont aussi convoités parce que leur sang est magique, il guérit, il fait naitre une végétation foisonnante là où il coule, même en plein désert, et leurs artefacts sont enchantés.

Loulie ne souhaite pas tuer de djinn, elle a été sauvée par Qadir dans son enfance et elle veut juste continuer à vendre ses babioles magiques. Quand elle sauve le prince Mazen, elle doit cacher la nature de Qadir parce que la famille royale fait dans l’extermination de djinns. Le haut-prince Omar, frère ainé de Mazen, est le chef des 40 voleurs, qui ne sont plus trop de simples voleurs. Ils sont un groupe de chasseurs de djinns, poussés par la vengeance. Donc quand ils partent ensemble en expédition pour retrouver une lampe magique, ça s’annonce un peu tendu. Le gros du bouquin est donc l’expédition en question qui va nous faire traverser plusieurs étapes, rencontrer des êtres magiques dans le désert, découvrir des artefacts merveilleux et des mystère oubliés.

Les histoires de voyages peuvent parfois être un peu monotones quand on va simplement de A à B et de B à C, mais l’autrice arrive à tenir le lecteur tout d’abord grâce à la richesse de son univers et à la manière dont les secrets nous sont dévoilés. En chemin nous auront des tas de révélations et de coups du sort qui changent la donne, qui offrent une nouvelle perspective à cette aventure. Des secrets sur les djinns, sur le passé de la famille royale, et sur le passé sombre de Loulie évidemment, tout ça sera dévoilé de manière progressive. Il y a quelques révélations que j’ai trouvé légèrement confuses mais on arrive à raccrocher les wagons assez facilement après, donc ça fonctionne quand même très bien. Une fois tout ça déballé, on se retrouve avec un tableau d’ensemble très satisfaisant et un univers riche de magie et de légendes.

L’autre grande qualité du roman, c’est la dynamique des personnages et leur caractérisation. Il y a un groupe de protagonistes vraiment très intéressant à découvrir, à la fois pour leurs personnalités que j’ai adorées, mais aussi par leurs motivations complexes et changeantes. La manière dont ils vont interagir et évoluer sera le moteur du bouquin, Loulie veut en finir avec tout ça mais va découvrir la vérité sur son passé, Mazen grandit dans l’ombre de son frère mais va se révéler à lui-même, Aisha est une tueuse implacable mais va aussi changer dans cette quête. Et tous interagissent de manière cohérente, complexe, on s’attache à eux, à leurs personnalités, à leurs combats. C’est vraiment un groupe que j’ai aimé découvrir et suivre.

Tout ça baigne dans cette ambiance de légendes arabes, par une autrice qui est née et a grandi au Koweït. Elle nous plonge dans son désert infini, parsemé d’oasis et de dangers, avec des épisodes visuellement frappants, des palais secrets, des pouvoirs magiques qui se déchainent dans des tempêtes de sable, des mirages et des créatures mortelles. Le roman intercale à plusieurs reprises un petit conte qui va éclairer sur les mythes de cet univers et l’importance des histoires dans cette histoire, Mazen est d’ailleurs féru de contes et ça jouera un rôle dans le déroulement des évènements. Et ça participe à l’ambiance générale époustouflante de The Stardust Thief.

Vous l’avez compris (enfin… J’espère !), j’ai adoré ma lecture et j’ai très hâte de lire la suite, d’autant plus que celui-ci se termine sur un léger cliffhanger, satisfaisant mais qui laisse une situation instable à laquelle on a envie de revenir. Donc si vous lisez en anglais et que vous êtes partant pour une aventure riche au cœur des Mille et une nuits, vous pouvez y aller !

Roman reçu en Service Presse via Netgalley UK, merci à eux et à l’éditeur Orbit books.

Couverture : Mike Heath/Magnus Creative (Illustration) et Lisa Marie Pompilio (Design)
Éditeur : Orbit
Nombre de pages : 480
Prix : £14,99 (relié) / 8,49£ (numérique)

4 réponses

  1. La première fois que tu en avais parlé, j’étais bien intriguée, mais maintenant je suis totalement conquise. Il va falloir que je le lise un jour 😀 Merci pour la chronique et la découverte.

  2. C’est tentant ce livre avec ta chronique ! La cohérence que tu décris dans l’univers de l’autrice, notamment au sujets des relations hommes/djinns me tente beaucoup ! Si c’est bien amené sans manichéisme alors je dis oui !

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