The blood-tainted winter, Querelles de rois

Le froid arrive, les montagnes se couvrent de neige, le feu crépite, qu’est-ce qu’il nous faut de plus ? Un bouquin avec des vikings dedans, bien sûr !!! L’ambiance s’y prête, alors j’ai sorti The blood-tainted winter de ma PAL, premier tome de la trilogie The song of the ash tree par T.L. Greylock. Alors, verdict ? Odin est-il avec nous ?

Raef Skallagrim est prêt, il doit partir avec son équipage pour explorer les mers mais au dernier moment y’a un os. Le roi meurt, et le père de Raef doit aller avec leur clan à l’assemblée des chefs pour élire le successeur. Raef doit renoncer à ses projets et suivre son père, mais le rassemblement va mal tourner et plusieurs prétendants au trône vont se lancer dans une guerre. Raef devra choisir son allégeance, trouver des alliés et éviter les pièges des dieux car Loki et Odin ont peut-être placé quelques pions dans la partie.

The blood-tainted winter est une saga fantasy fortement inspirée des peuples et mythologies scandinaves, et commence de manière tout à fait classique par la guerre de succession pour le trône du coin. Notre héros se retrouve avec la responsabilité de son clan et doit choisir où mener ses troupes, et au passage se fera quelques alliés qui deviendront ses compagnons d’aventure au sein d’un groupe de héros encore une fois assez typique du genre. On a une mise en place super efficace, avec une ambiance pesante, des mystères et des trahisons au cœur de l’hiver qui arrive. Le rythme est très rapide et emporte le lecteur.

Pourtant je suis ressorti mitigé de ma lecture, car je me suis finalement très peu attaché au casting, Raef fait un peu la girouette pendant tout le bouquin et ses compagnons sont traités de manière assez superficielle. On s’attarde jamais vraiment sur Siv et Eira, Vakre est un mystère qui le rend assez réussi et il nous réserve un twist sympa mais il n’a pas tant de caractère que ça. La qualité du bouquin réside plutôt dans ses mystères et ses révélations qui sont assez réussies, on va petit à petit voir les influences des dieux scandinaves et la présence de demi-dieux au milieu des troupes, et tout ça permet d’étoffer la trame générale.

Une fois qu’on a passé le premier tiers, on suivra Raef dans différentes « missions » pour tel ou tel chef mais ça devient assez répétitif et on a l’impression de vivre plusieurs fois le même schéma : « Un chef demande à (ou force) notre héros de partir à un endroit, on y va et on revient, on croise d’autres troupes au milieu et on se faufile ». Raef finit par jouer les agents doubles entre plusieurs prétendants au trône pour s’en sortir, mais il fait pas toujours des choix judicieux quand même. Disons qu’il nous fait un bel exemple de « se jeter dans la gueule du loup avec un collier de steaks hachés autour du cou », et c’est le « facepalm » du lecteur assuré.

The blood-tainted winter est une aventure au rythme soutenu et dans un univers réussi et immersif, mais qui peine à convaincre par son intrigue et ses personnages qui manquent de souffle et d’envergure. C’est dommage parce qu’il y a de bonnes choses dans tout ça, mais je suis jamais complètement rentré dedans.

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