Blood of empire, Dernier bain de sang

Blood of empire est le troisième et dernier tome de la trilogie Gods of blood and powder (cliquez pour aller sur la page de la série)

Voilà, c’est fini. Blood of empire est le dernier roman paru à ce jour dans l’univers des Poudremages, bouclant la seconde trilogie Gods of blood and powder de Brian McClellan en VO. Si l’univers vous intéresse, n’hésitez pas à soutenir la sortie de La promesse du sang chez Leha en Mars 2022, et on aura peut-être enfin tout ça en français ! En attendant, il faut que je vous parle de cette dernière aventure !

Tout le monde court après les pierres divines et le temps presse. Michel retourne dans la capitale pour enquêter sur d’inquiétantes rumeurs de sacrifices humain en compagnie de sa nouvelle alliée. Vlora est au bout du rouleau après sa dernière bataille, privée de ses pouvoirs et très diminuée, elle va continuer à mener les Riflejacks et empêcher Ka-Sedial d’utiliser les pierres. Les Mad Lancers sont partis en douce par la mer et débarquent en Dynize. Mad Ben Styke doit partir en éclaireur sur un continent inexploré depuis plus de 100 ans, et rejoindre le gros des troupes plus tard, mais les lieux ont bien changé, il va devoir improviser et se reposer sur un allié inattendu.

On est encore sur un excellent récit de la part de Brian McClellan notamment grâce à ses excellents personnages, leurs caractères et leurs évolutions. J’ai quand même ressenti pas mal de répétitions notamment sur les armées qui zigzaguent sur tout le continent pour courir après ces multiples McGuffins que sont les pierres divines. Les armées se courent après, les éclaireurs partent en éclaireurs, oh mon dieu il faut contourner. Y’a eu des moments où j’ai même perdu le compte des pierres et je savais plus où était laquelle. Bon, finalement on s’en fout un peu, mais de temps en temps je trouvais ça long.

Michel est impressionnant dans la maitrise de son job d’espion, sa ténacité et son combat pour la liberté des Palo. Il est traité avec beaucoup de subtilité, fait preuve d’empathie, et on retrouve pas mal d’Adamat en lui. Ses multiples missions ont rassemblé autour de lui plusieurs couches d’allégeances et d’amitiés, il va s’efforcer d’aider le plus de monde possible tout en découvrant la vérité au moment où tout part en vrille. Bien sûr son histoire avec la fameuse Mara (mais gardons sa vraie identité cachée) va en rajouter une couche. La manière dont se personnage est monté en puissance sur l’ensemble de la trilogie est vraiment chouette, et finit presque par être mon personnage préféré. Sauf qu’il y a Ben.

Ben Styke est toujours cette force de la nature vieillissante, mais il va être bien embêté parce que son excursion en Dynize va lui demander de la jouer subtil et de laisser faire les autres. C’est Orz qui va prendre le lead, mais Mad Ben a toujours des responsabilités envers ses hommes, envers Celine et Ka-Poel. Par son point de vue on découvre aussi une société Dynize qui n’est pas aussi unie qu’on pourrait le croire du continent d’en face, et ces tensions internes vont exploser à la gueule des Mad Lancers qui vont devoir se démerder avec les moyens du bord pour saboter la pierre avant qu’il ne soit trop tard. Et enfin le point de vue de Vlora va être le plus « militaire » de l’ensemble, vu qu’elle dirige encore les RIflejacks et tente de repousser l’envahisseur. Elle a perdu ses pouvoirs, est blessée, et seule. Entre les affrontements et les négociations, les complots et les trahisons, elle doit tenir.

Dans l’ensemble, le roman se met en place tout doucement, nous décrivant les trajectoires des différents protagonistes, l’évolution de l’équilibre des forces. On monte la pression petit à petit et on fait tout péter dans les 200 dernières pages, on sait que ça va finir en gros badaboum, on s’y attend. Les évènements vont converger vers un bouquet final où tous nos protagonistes auront leur rôle à jouer, et qui conclue cette saga de manière satisfaisante pour chaque personnage et laisse le lecteur en petit manque de cet univers, de Ben, de Vlora, de Michel, de Ka-Poel, Olem, Taniel et les autres… Un manque qui pourra être légèrement comblé par les novellas que je n’ai pas encore lues, un jour prochain.

Même si une certaine répétition commence à s’installer dans le déroulement de l’intrigue, c’était un plaisir de lire ce dernier roman de Brian McClellan dans l’univers des poudremages. Tous ces personnages marquants resteront dans ma mémoire, et j’espère retrouver la même qualité dans la série d’Urban fantasy de l’auteur (The valkyrie collections) et dans sa prochaine série Glass Immortals à paraitre en 2022 en VO.

4 réponses

  1. Les nouvelles / novellas sont, pour moi, indispensables pour mieux comprendre les motivations de Tamas / Taniel / Ben Styke dans les deux trilogies. On peut même dire que c’est un véritable tome 0 du premier cycle.

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