L’art du naufrage est le premier tome de la tétralogie Le royaume de Pierre d’Angle de Pascale Quiviger
J’avais remporté ce premier tome poche du Royaume de Pierre d’Angle lors des résultats du GpP (Grand petit prix) du fabuleux blog Book en stock, et je remercie encore Dup et Phooka. Mais à un moment, le livre, ben il faut le lire, non ? Alors on y va !
Le prince héritier du royaume de Pierre d’Angle, Thibault, sillonne les mers depuis deux ans avec son équipage. C’est bien beau de s’amuser sur son bateau, mais à un moment il faut bien rentrer, et c’est sur le chemin du retour que la jeune Ema se glisse clandestinement à leur bord. Ensemble, ils vont vivre de grandes aventures pour regagner les terres du prince, affronter les dangers de la mer mais surtout une situation dramatique qui les attend à leur retour.

Le roman se découpe plus ou moins en deux grosses parties assez différentes, la première moitié se déroulant à bord du navire. Là on fait la connaissance de Thibault et son équipage puis d’Ema qui les rejoint, on affronte les dangers de la mer tout en découvrant cette grande famille. J’ai vraiment adoré embarquer avec elleux, l’ambiance navale en fantasy, quand c’est bien fait, c’est un régal, et ici Pascale Quiviger fait des miracles pour nous immerger avec son équipage. C’est rythmé, c’est fun, on découvre une galerie de personnages hauts en couleurs qui constituent une grande famille et on commence à toucher du doigt l’univers que nous propose l’autrice.
Puis, vers la moitié du bouquin, on touche terre, et beaucoup de choses changent, j’ai eu une pointe de déception en entrant dans un ventre mou un peu longuet où on perd de vue notre espace resserré et familier. On arrive là dans un univers plus classique, avec des intrigues de cour et des querelles (de riches) de têtes couronnées assez classiques et sans grande surprise. Heureusement qu’il nous reste cette base de personnage très bien installée pour nous porter jusqu’au bout, on en oublie la simplicité de la trame et un couple un peu bricolé à la va-vite.
Ce n’est qu’à la toute fin de ce premier tome qu’on repart dans (encore) une autre direction et qu’on se rend compte que tout ça n’était qu’une introduction à un ensemble et qu’il faudra bien lire la suite pour savoir où c’est qu’on va donc. Je n’ai donc pas vraiment d’avis définitif à ce stade, j’ai adoré la première moitié du bouquin, je me suis un peu ennuyé dans la seconde partie, et je suis intrigué par la direction que tout ça prend sur la fin même si on s’aligne avec quelques poncifs du genre. Mystère. Il parait que la série (en 4 tomes) s’améliore de livre en livre, donc je pense au moins lire la suite pour voir.
Dans l’ensemble, on est dans un univers fantasy assez classique et le royaume de Pierre d’Angle nous est présenté comme le pays idéal, tolérant et pacifiste, contrairement aux pays méchants qui aiment la guerre et l’esclavage. Mais bien évidemment, il y a un « Mais », un sombre secret, des petites lignes en bas du contrat. Tout ça peut apparaître simpliste, naïf et caricatural jusqu’à la fin qui nous fait réaliser qu’on est plus dans une optique de conte à l’ancienne, donc je ne qualifierais pas ça de naïf ou simple, tout bêtement parce que je ne sais pas ce qu’on va faire de tout ça.
Tome introductif à une saga qui se cherche encore une fois la dernière page tournée, L’art du naufrage tape un peu dans tous les sens. On y découvre une autrice de talent qui nous embarque avec une facilité déconcertante, pour ensuite nous laisser sur le bord de la route en criant « ALLEZ, A LA PROCHAINE ! ». Donc… Euh… Voilà, à la prochaine…
Lire aussi l’avis de : Boudicca (Le bibliocosme), Yuyine,
Couverture : Aurélien Police
Éditeur : Folio Fantasy
Date de sortie : 2 Mars 2023
Nombre de pages : 496
Prix : 10€ (poche)
