Les sempiternels, dames badass contre méchants robots

Walrus, éditeur de petites choses déjantées, nous revient ce Noël avec Les sempiternels, une novella d’Aude Réco pleine de robots, de flingues et badaboums. Voyons voir ce que nous réserve ce petit bouquin d’une centaine de pages.

On nous conte une aventure d’Alexandra Milael Noble, une baronne casse-cou shootée à l’adrénaline qui s’occupe en louant ses gâchettes à droite à gauche, parce que les frou-frou et la vie de château c’est pas trop son truc. Elle est épaulée dans ses aventures par Majidah, sa domestique qui fait un peu plus que servir du thé. C’est lors d’une mission de presque routine qu’elles vont assister au réveil des sempiternels, des machines désactivées depuis des années. C’est la panique, il faut arrêter les automates fous mais la ville ne résistera peut-être pas à l’attaque imminente ! Le tout est servi dans une ambiance de roman d’aventure steampunk, du Indiana Jones avec du cuivre et des dirigeables dans tous les coins.

L’autrice a voulu avant tout faire un bouquin d’action et ce côté-là est très réussi. Ça saute de partout, ça canarde, on ne s’ennuie pas une seconde, ça va très vite, on peut le lire en une fois sans problème. Le seul truc qui m’a moins emballé c’est que ces dames ont tendance à bourriner sur le dommage collatéral sans se poser particulièrement de question. Ça fait un peu grincer des chicots, tu finis un peu par te dire « Ah mais en fait c’est juste une connasse ». Mais à part ça, la narration se fait sur un ton familier très agréable, impertinent et fleuri juste comme il faut. Le duo d’héroïnes est très réussi, elle ont du caractère et se laissent pas emmerder. On ressent bien le lien qui les unit, et qui évolue pendant l’aventure, il y a un jeu de ping-pong entre les deux qui marche au poil.

L’univers qu’on découvre est très intéressant. La trame de fond nous fait découvrir l’origine de ces machines, l’héritage du fameux Inventeur et les liens qui lient nos aventurières à tout ce bordel. Ce n’est donc pas qu’un livre d’action sans cervelle, rassurez-vous, y’a du background. On aurait même voulu en découvrir un peu plus, parce que la taille du livre et le focus sur l’action font qu’on survole pas mal de choses qu’on aurait bien approfondies. Pourtant, le défaut principal du livre vient de cette intention première de rapidité et d’action, on a parfois l’impression qu’Aude Réco confond rythme et précipitation, certaines scènes sautent du coq à l’âne, on voit débarquer des méchants sans savoir d’où ils sortent, et j’ai toujours pas compris pourquoi le Vagabond se crash au début.

Mais au final, les Sempiternels est une novella parfaite pour se détendre sans se prendre la tête, ça se lit vite, ça pète dans tous les sens, et on passe un bon moment. Ses quelques défauts ne gâchent pas vraiment la lecture, surtout parce que c’est vite lu, une friandise très agréable sans pour autant être inoubliable.

Bouquin reçu en Service Presse de la part de Walrus, merci à eux

Lire aussi l’avis de : Alias (Blog à part), Lutin82 (Albédo), Samuel Ziterman (lecture 42),

 

8 réponses

  1. Ca y est je l’ai lu et je suis en accord avec toi, c’est vraiment mené à un rythme d’enfer, c’est drôle et parfait pour la détente et le divertissement. Je me suis bien marrée! Merci de ta chronique car je savais globalement quoi attendre.

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