Dernière querelle, ça finit toujours dans la boue

Voilà, dernier tome de la trilogie (dernier titre traduit avec les pieds), et un nouveau chassé-croisé qui mélange les cartes en début de tome. Logen retourne dans le nord pour régler ses comptes et va retrouver West et ses vieux compagnons, tandis que tout le reste de la troupe retourne à la capitale pour une révélation des plus déconcertantes.

Évidemment les qualités d’écriture restent les mêmes, personnages forts et charismatiques qui prennent souvent le lecteur à contre-pieds, dialogues impertinents et incisifs, action brute et crade. L’humour reste également présent, les clins d’œil à d’autres sagas bien connues m’ont fait rire et les archétypes en prennent pour leur grade (tiens, vieux sorcier-mentor, elle est pour toi celle-là).

Beaucoup d’action dans ce roman, les choses se précipitent et toutes les pièces se rassemblent et ça crée quelques bastons bien réjouissantes. Les combats en question ne sont jamais des joutes stylisées et précises, ça finit souvent à se rouler dans la boue en se donnant des coups de boules sans trop savoir où est l’ennemi ou l’ami. On a une vision au final réaliste de la guerre : un gros bordel incompréhensible qui finit en général en grosse mêlée d’où chacun essaye de s’extirper sans se faire piétiner. J’ai beaucoup apprécié cette manière de dépeindre les combats chez Abercrombie.

J’ai tout de même trouvé la résolution finale un peu confuse, les motivations de certains personnages sont toujours floues (à part « foutre le bordel parce que je le peux »), ça reste fun à suivre car on assiste à un tourbillon d’action enthousiaste et de dialogues savoureux, mais j’en suis ressorti un poil perplexe, ce qui emmène vers une partie « épilogue » de 100 pages mais qui ne clos pas grand chose, cynisme inside.

Je recommande vraiment la lecture de cette trilogie, rafraichissante, drôle et couillue qui donne un petit élan d’originalité à la fantasy (sans pour autant la révolutionner), mais avec style et panache.

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