Le bâtard de Kosigan : Le marteau des sorcières, Fiction historique ?

Notes de lecture sur le Bâtard de Kosigan : Le marteau des sorcières

7 aout 2017, 15h43

Ah tiens, Mnémos m’a envoyé le troisième tome du Bâtard de Kosigan ! Excellent, je m’y attendais pas. Je m’y mets dès que j’ai fini Honor Harrington 2.

15 aout 2017, 09h12

J’ai commencé à lire le Marteau des sorcières, on continue les aventures de Pierre Cordwain de Kosigan alors qu’il se rend à Cologne avec sa troupe de mercenaires pour en apprendre plus sur ses étranges facultés. La ville en 1341 n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui, il n’y a pas de Gamescom mais l’inquisition fait une chasse aux sorcières extrêmement violente, mettant en rogne les autorités locales. Le narrateur va jouer sur plusieurs tableaux pour accomplir ses missions, mêlant complots, séduction, et fourberies.

Ces mémoires sont alternées avec celles d’un descendant du bâtard : Kergaël de Kosigan cherche à démêler les écrits de son aïeul avec ses amis universitaires mais il va aller au-devant de dangers car l’histoire abracadabrante qu’il découvre pourrait révéler une histoire très différente de celle qu’on nous apprend à l’école.

On part sur le même schéma que les deux tomes précédents donc, et l’histoire de Kergaël prend un peu plus d’ampleur ce qui est une très bonne chose. On commence vraiment à sentir que les deux trames se rapprochent.

16 aout 2017, 14h55

L’univers décrit par Fabien Cerutti ressemble beaucoup à notre Histoire mais il en modifie certains éléments pour y intégrer l’existence de peuples féériques, de magie et de sorcières. Il utilise ensuite des théories du complot et mécanismes d’histoire secrète avec franc-maçons et compagnie pour nous expliquer comment tous ces éléments ont été effacés de tout écrit officiel. Nous avons tout oublié. La minutie et la cohérence apportées à la construction de cet univers parallèle sont extrêmement poussées et très agréables à découvrir. Ce tome 3 est beaucoup plus généreux sur cet aspect car Kergaël et ses collègues commencent à vraiment rassembler tous les morceaux éparpillés, et dresser un bilan assez précis de tout ce qui a été oublié, et comment.

17 aout 2017, 10h32

Quelle classe ce chevalier de Kosigan ! Notre héros manipule toujours bien son entourage et arrive à se faire embaucher pour plusieurs missions qui coïncident à peu près avec son but personnel, et il arrive à jongler avec tout ça, il séduit, menace, joue avec les puissants et finit par sortir les armes. Il a toujours autant de panache avec sa troupe de mercenaires qu’on commence à bien connaitre. Janvier, Qu’un coup, Dùn et les autres passent à l’action dans la dernière partie explosive du roman qui nous laisse malheureusement sur un bon vieux cliffhanger des familles, bon courage pour attendre jusqu’au tome 4 qui s’annonce aussi passionnant !

La ville de Cologne terrorisée par les inquisiteurs pose une ambiance très réussie, avec quelques passages assez durs. On sent l’autorité de l’église qui pèse sur tout le monde et abuse clairement de son statut. Et ce personnage du cardinal de Las Casas est extrêmement cruel, détestable, c’est exquis !

Mais y’a quelque-chose qui me chiffonne, j’arrive pas à mettre le doigt dessus…

18 aout 2017, 08h14

Je ne peux pas m’empêcher de faire le rapprochement entre la manière dont j’ai reçu le livre et l’histoire de Kergaël, il reçoit les mémoires de son aïeul dans un colis mystérieux et commence à rassembler les pièces d’un puzzle, de la même manière que nous, lecteurs de 2017, nous replaçons en parallèle les deux journaux des Kosigan.

Le background est tellement précis et cohérent qu’on se surprend presque à envisager que ce soit vrai… Et si ça l’était ? Fabien Cerutti est agrégé d’histoire après tout.

19 aout 2017, 06h29

Je suis informaticien, bande d’imbéciles, vous croyez vraiment que je ne remarquerai pas les connexions distantes à mon ordinateur pendant la nuit ? Vous croyez que je n’ai pas de sauvegardes de tout ce que vous avez effacé en grillant ma machine ?

Cette histoire commence vraiment à sentir mauvais.

19 aout 2017, 23h46

OK, reprenons, Mnémos est une maison d’édition qui publie des récits d’imaginaires, mais son nom évoque plutôt la mémoire par son étymologie, et donc l’histoire ? Le bâtard de Kosigan raconte comment les autorités, surtout l’église, ont fait disparaitre les peuples magiques et les croyances païennes.

Est-ce que Mnémos ne ferait pas l’inverse ? Ils refont passer l’imaginaire petit à petit dans le monde en le remettant sur le devant de la scène, en le mêlant au réel dans la fiction. On dirait qu’ils essayent de renverser le mouvement décrit dans Le bâtard de Kosigan. Les éditeurs de l’imaginaire font beaucoup de raffut avec le mois de l’imaginaire en octobre, leur lettre à l’académie goncourt, etc…

Mnémos serait l’Arche ? Quelque chose serait en marche dans l’ombre ?

20 aout 2017, 14h54

Merde ! Ils sont venus ici ! Les autres, la Croix ! Tout est en vrac dans mon bureau.

20 aout 2017, 19h07

Je suis dans le train, j’essaye de m’éloigner et de réfléchir à tout ça.

21 aout 2017, 04h39

Ah, Dionysos a aussi reçu le livre, il en a fait une critique normale, soit il n’a pas compris, soit il a été plus malin que moi. C’est peut-être pour cette raison qu’ils le laissent tranquille. Tant qu’on croit que ce n’est que de la fiction ils doivent rester discret.

22 aout 2017, 10h54

Ils m’ont trouvé, je vais publier ces notes en catastrophe sur le plus de sites possible.

Mnémos : faites attention, ils sont devenus imprévisibvoooooikjhfgdfxwcvxcw

 

Lire aussi l’avis de : Dionysos (Le bibliocosme), Au pays des cave trolls,

24 réponses

  1. Et l’oscar de la meilleure critique est décernée à ……….. L’ours inculte ! 😀 Tu m’as bien fait rire aussi, merci ^^

  2. *chuchote*
    J’ai fait des copies de ces notes de lectures, au cas où il t’arrive quelque chose.
    Comme je suis une simple lectrice, sans blog, je passerais sûrement sous leur radar.


    *entend des bruits suspects*
    Merde, j’me sauve !

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