Dragon Age (BD), En terrain conquis

Si il y a un jeu vidéo qui m’a marqué, c’est très certainement ce cher Dragon Age Inquisition dont j’ai déjà parlé. Avec cette saga, Bioware a su créer un monde de fantasy à la fois old-school et passionnant, que je prends plaisir à arpenter manette en main. Ce n’est pas surprenant de voir la saga être déclinée sur d’autres supports., on reviendra sur les romans (teasiiiing !) mais je vais démarrer avec la BD qui vient de sortir chez Mana Books, éditeur qui a débarqué dans le game en traduisant plein d’artbooks dont celui de Mass Effect Andromeda.

Ce recueil rassemble en fait trois arcs (Le bosquet secret, Ceux qui parlent, Le dernier repos) qui constituent une seule grande quête située entre Dragon Age 2 et Dragon Age Inquisition. On y retrouve Alistair qui cherche son père disparu le roi Maric. Il sera accompagné par Isabela et Varric que les joueurs de DA2 connaissent. Dans cette quête ils vont lever le voile sur une conspiration qui va les faire voyager et croiser pas mal de malades mentaux, de grosses bestioles et aussi de têtes connues. Ce qui est sûr, c’est que cette BD s’adresse avant tout à ceux qui connaissent les jeux, je pense qu’un néophyte sera un peu paumé et ratera ce qui fait l’intérêt de la BD : Retrouver nos héros et les suivre un peu plus loin sur leur chemin.

Parce que ce comics ne s’encombre pas d’une longue introduction pour ceux qui ont pas suivi les épisodes précédents, on est balancés la tête la première dans la castagne avec un pauvre petit « ça c’est Alistair, il est roi, il cherche son papa », paf. Personne n’explique vraiment les subtilités de Thedas. Les personnages connus que va croiser notre petit groupe raviront les fans parce qu’on va connaitre les destins de plusieurs de nos compagnons vidéoludiques, mais si vous avez jamais joué aux deux premiers jeux, ça vous fera une belle jambe… C’est encore plus flagrant quand on regarde le rythme de la narration, le tempo est soutenu, faut suivre ! Le scénario est honnêtement pas hallucinant, on enchaine des bastons, des clins d’œil et des enjeux qu’on a déjà vu dans les différents jeux. Magie du sang, dragon, immatériel, etc… C’est vraiment votre attachement à l’univers qui fera que ça marchera ou pas pour vous.

Les dessin sont efficaces et font le job même si c’est assez inégal, y’a des cases où on est vraiment bluffés par la composition ou les traits des personnages, ça en jette… Et puis y’a des cases où les personnages ont des proportions toutes pétées, ou des visages un peu « mouaaaaais ». On sent que Chad Hardin a le talent qu’il faut, mais a du avoir une deadline bien serrée et plus de pâtes dans les placards. On a quelques planches de combat avec des poses un peu « Power Rangers » typiques des comics, quelques passages pleine pages très impressionnants, beaucoup, beaucoup d’action, on passe globalement un moment très agréable. J’étais pour ma part super jouasse de croiser des persos ou des factions que je connaissais, comme un gosse à Disneyland quoi.

La BD Dragon Age est à prendre pour ce qu’elle est : un produit dérivé. Si vous aimez les jeux et êtes attachés à ses personnages, vous passerez un très bon moment. Sinon vous allez avoir quelques soucis pour vraiment rentrer dans cet univers et comprendre ces personnages qui virevoltent et cognent des méchants, vous trouverez sans doute que tout va trop vite, que les héros manquent de profondeur. Mais en tant que produit dérivé, il remplit tout à fait son office et comblera le fan en manque qui attend le quatrième jeu.

9 réponses

  1. J’avais lu un roman dérivé qui était plutôt sympa sur le passé du père d’Alistair justement. Mais bon en dehors des joueurs c’est pareil, ça n’a aucun intérêt ^^. Faudra que je me replonge dans cet univers un jour (d’ici une dizaine d’années probablement xD)

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