Ah, les pépites de l’imaginaire, toujours l’occasion de découvrir de nouvelles plumes, de nouveaux univers, des surprises ! Bon, maintenant il n’y a plus que Mnémos qui perpétue l’événement (et on les en remercie). La sélection de 2026 est Mœdium de Renée Zachariou, et la première chose à souligner c’est que je sais pas faire œ au clavier, c’est pas pratique, ça. Bon on va copier-coller…
Mais derrière ce titre, on a une histoire, celle de Moira, une « Data scientist » qui vient de perdre sa maman et qui doit s’occuper de tout ce dont on s’occupe dans ces circonstances : Ranger, débarrasser, trier, retrouver, découvrir. Mais la mère de Moira était un peu particulière, elle était médium et avait une agence de voyance, et sa fille over-cartésienne, évidemment, elle regarde ça d’un air mi-amusé mi-exaspéré. Mais voilà que surgissent deux types un peu bizarres, et un objet encore plus bizarre, et là tout part en vrille.

Mœdium est un roman assez court, presque une grosse novella, ça fait 200 pages et ça file vite. On plonge rapidement dans une histoire fantastique qui semble taper du côté du New Weird si cher à l’ami Chroniqueur. On part d’une situation fort commune pour partir en quelques coups du sort dans un délire surréaliste assez zarbi, tout ça avec un œuf. Oui, l’œuf est important. Merde, encore un œ. Mettez dans cette omelette une petite couche de mythologie grecque obscure, et vous avez un Mœdium.
Cette fuite dans la dinguerie est menée par un casting très amusant et haut en couleurs qui tranche avec le côté hyper-rationnel (un peu caricatural) de Moira. Notre protagoniste sera en effet accompagnée par sa « bestie » Tiffany, exubérante apprentie-influenceuse, elle aussi assez caricaturale mais d’une manière bizarrement touchante et qui fonctionne bien. Ajoutez à la bande un duo de sœurs étranges qu’on ne voit jamais ensemble et un devin aux yeux inhabituels, et vous avez une bande de joyeux zigotos attachante.
Sans trop en révéler, ce roman va assez évidemment parler de deuil, mais aussi de souvenirs, du passé et de trucs bizarres. Oui, c’est weird, et on se retrouve face à ces deux gars qui vont entraîner Moira et les lecteurices dans ce tourbillon de n’importe quoi fantastique. Si c’est votre came vous passerez sûrement un bon moment mais accrochez-vous, ça part vite et ça part loin. Personnellement je ne suis pas fan de ce genre d’histoire qui part tellement en vrille qu’on touche plus terre avant la dernière page, mais j’ai aimé ses personnages donc ça m’a bien porté jusqu’au bout.
J’ai également tiqué au début à cause de l’écriture de l’autrice, mais je m’y suis habitué et arrivé à la fin ça ne me choquait plus trop : C’est frénétique. On a de la phrase courte, on part dans tous les sens, on saute du coq au chameau cosmique et j’avais parfois l’impression de regarder un épisode de « Bref » sous LSD. C’est… intéressant… Encore une fois pas forcément ce que je préfère, mais rigolo à lire de temps en temps (et heureusement que c’est pas sur 600 pages).
Au final je suis pas sûr d’avoir adoré ma lecture, mais j’en garde un souvenir amusé. Il faut savoir dans quoi on se lance, mais si vous êtes d’humeur à foncer dans du fantastique étrange à cent à l’heure, attachez vos ceintures et bon voyage.
Roman reçu en Service Presse de la part de la maison d’édition Mnémos, que je remercie.
Couverture : Ebrahel Lurci
Éditeur : Mnémos
Nombre de pages : 208
Date de sortie : 18 Février 2026
Prix : 18€ (broché) / 9,99€ (numérique)

Effectivement, au vu de ce que tu dis, ça a l’air de taper dans ma juridiction ! 🙂 Merci beaucoup de l’avoir signalé !
De rien, je fais mon devoir
Quitte à avoir regarder, je partage : Alt + 0156.
Mœrci !