Le temps du teuz, C’est comme une boite de chocolats

Le temps du teuz est un préquel à la saga La dernière geste (cliquez pour aller sur la page de la série)

On compte les jours avant la sortie d’Ordalie, troisième tome de La dernière geste de Morgan of Glencoe (si, si, c’est dans 56 dodos). Mais en attendant, l’éditeur ActuSF et l’autrice ont eu la bonne idée de publier en numérique un préquel à Dans l’ombre de Paris intitulé Le temps du teuz, Une chanson d’hiver dans le monde de la dernière geste. Intrigant, n’est-ce pas ?

Le temps du teuz est une sorte de calendrier de l’avent littéraire, une collection de 24 petites friandises à déguster au coin du feu en regardant la neige tomber. Oui, on est en Août, oui, je l’ai lu en deux jours, je fais ce que je veux. Nous avons dans cet ouvrage 24 nouvelles qui relatent chacune un solstice d’hiver passé, dans l’ordre chronologique, à chaque fois du point de vue d’un personnage différent de la série. Il est recommandé d’avoir lu au moins Dans l’ombre de Paris avant, voire L’héritage du rail, pour connaitre ce petit monde. Il est recommandé de les lire de toutes façons, donc si c’est pas fait vous devriez y remédier aujourd’hui même. Non, allez, je suis sympa, vous avez jusqu’à Lundi.

C’est quoi un Teuz ? Dans le monde de La dernière geste, lors du solstice d’hiver on tire au sort un autre membre de sa communauté/famille et on doit lui offrir un cadeau en laissant un petit indice pour que celui qui le reçoit devine qui lui a offert (son teuz), et ensuite ce dernier donne à son tour le cadeau qu’il a préparé pour quelqu’un d’autre, etc… Un peu comme on fait chez nous à Noël parfois. On va assister ainsi à des petits moments d’amitié, d’amour, de complicité, de drame aussi (j’étais pas prêt), dans le passé de tout ce beau monde, par cette petite fenêtre temporelle. On va voir Edward et William heureux, on va voir les fourmis s’affairer, on va voir la communauté des égouts se former, on va voir quelques aperçus du palais royal, de l’ambassade, etc…

Quand on connait et on apprécie la série, ce recueil est un vrai bonheur à parcourir, il donne à la fois des aperçus du passé de personnages qu’on aime, mais l’autrice arrive aussi à esquisser dans les non-dits assez de choses pour nous faire entrevoir les évènements à venir. On sait où ces trajectoires mènent, on sait les drames et les joies à venir, et ça donne une force à l’ensemble parce que Morgan of Glencoe ne donne ni trop ni pas assez. Par ces petites vignettes elle donne de simples petites histoires touchantes très réussies, ses personnages sont tellement magnifiques, mais elle construit aussi une mosaïque qui pose les fondations de la série entre les chapitres. C’est pour ça qu’il faut avoir lu les premiers tomes avant, ça permet de lire entre les lignes, de voir l’ombre des évènements se profiler.

Et j’adore toujours cet univers, ces personnages qui s’aiment et s’aident, la bienveillance dans l’adversité, ces fées si atypiques, ces familles de cœurs… Que vous soyez lecteur de fantasy adulte, adolescent, ou pas lecteur de fantasy du tout, s’il vous plait, découvrez cet univers. Prescription du docteur Ours.

Lire aussi l’avis de : Laird Fumble (Syndrome Quickson),

5 réponses

  1. Je me garde ce recueil sous le coude en réserve pour faire durer le plaisir mais des chroniques comme ça, ça pousse à la lecture xD. Je vais tenter de résister jusqu’en décembre ^^

Répondre à Lutin82 Annuler la réponse.

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