The autumn republic, Sur tous les fronts

The autumn republic, troisième livre de la trilogie des poudremages, me nargue depuis des mois, là, sur l’étagère. Il a fallu attendre une petite accalmie de sorties pour que je me jette sur la fin de la première trilogie de Brian McClellan. Replongeons donc dans le royaume d’Adro (qui n’est plus un royaume). Et ça risque de divulgâcher un peu les tomes précédents, donc vous voilà prévenus !

The crimson campaign avait un peu éparpillé tout le monde. Dans cet univers de fantasy à baïonnette, Tamas a terminé sa fuite effrénée en contournant un gros morceau de son pays, tout ça pour retrouver sa capitale occupée par un envahisseur-surprise. Sur le front c’est un peu n’importe-quoi : L’armée, privée de son Field Marshal, est en pleine mutinerie et l’ennemi Kez comptent bien profiter du chaos ambiant. Personne n’a revu Taniel depuis son petit stage torture/bronzette forcé dans le camp adverse. Tout espoir semble perdu mais l’inspecteur Adamat va quand même tenter de sauver les meubles en se rendant sur le front, accompagné par les deux derniers privilégiés du pays. Mais il s’agit aussi pour lui de retrouver son fils disparu, accessoirement.

Vous le voyez dans ce petit résumé, il se passe toujours beaucoup de choses dans la trilogie de Brian McClellan. Ce dernier tome va se découper en deux phases, dans une première partie nous serons surtout sur le front sud avec l’armée, l’ambiance militaire toujours merveilleusement bien gérée par l’auteur permet de proposer de beaux moments de tensions où le timing est crucial. Les factions jouent au chat et à la souris, les informations se croisent, se manquent et se révèlent toujours pile poil quand il faut pour bien faire bouillir la marmite. Le lecteur n’a plus qu’à déguster ce petit plat même si j’ai par moment trouvé que certains héros étaient un peu trop « en pause » pour faire avancer l’intrigue politique (Pole brille par son absence, et c’est fort dommage). La seconde partie va se recentrer sur la lutte de pouvoir dans la capitale Adopest, je vais pas rentrer dans les détails pour ne pas spoiler le milieu de roman. Cependant il faut vous attendre à un final en gros feu d’artifice, à l’image des deux romans précédents qui avaient chacun leur climax divino-apocalyptique qui te laisse sur le popotin.

Les personnages révèlent quelques bonnes surprises. Nila avait jusqu’à maintenant eu un rôle un peu neuneu dans l’histoire, mais là elle explose carrément, c’est feu d’artifice. Bo’ la prend sous son aile et leur relation est vraiment très bien gérée, on sent une vraie alchimie. Bon, avec McClellan on a un peu l’habitude, c’est pas une exception. Je suis impressionné par la minutie avec laquelle toutes les relations évoluent de manière fluide, logique et touchante. Arrivé à la fin de cette trilogie, toutes les trajectoires se terminent de manière satisfaisante et on boucle la série en beauté, avec panache. Tous ont un arc qui se tient, Nila, Bo, Adamat, Tamas et Taniel dont la relation évolue évidemment. J’aime tout particulièrement le personnage d’Olem, sa présence aux côtés de Tamas donne lieu à des échanges toujours excellents.

Vous l’aurez compris, je suis enchanté par ma lecture des poudremages, Brian McClellan est une vraie révélation, un auteur que je suivrai avec plaisir. Je me retiens d’attaquer dans la foulée sa seconde trilogie Gods of blood and powder, mais j’attendrai sagement que le tome 3 sorte à la fin de l’année. Oui, cette phrase était une tentative d’auto-persuasion.

Les autres livres de la saga : La promesse du sang (Tome 1), The crimson campaign (Tome 2),

Lire aussi l’avis de : Lutin82 (Albédo), Apophis (Le culte d’Apophis),

11 réponses

  1. C’est dans ces moments là que je rage de ne pas être adepte de la lecture en V.O … Ne reste plus qu’à prier les nouveaux et les anciens dieux pour qu’une maison d’édition plus pro que Panini lui donne sa chance.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.