Dragon Age Inquisition : Les crocs d’Hakkon et The Descent

 En attaquant les deux extensions solo du jeu qui m’a le plus scotché en 2014, j’avais fatalement un peu peur, à l’heure ou DLC rime souvent avec « remplissage foireux pour faire cracher les fans ». Non, en fait ça rime pas, mais je suis un très mauvais poète. Toutefois, on a affaire à Bioware, et ces nouvelles aventures avaient quelques arguments pour eux.

A 15 euro-roupies chacun, Les crocs d’Hakkon et The descent exploitent tous les deux la structure originale de ce Dragon Age Inquisition qui était découpé en plusieurs zones immenses réparties sur la carte du monde. Donc lorsqu’on achète une extension, elle ajoute simplement à la carte une nouvelle zone qui, comme les autres, se débloquera en envoyant ses troupes à partir de la salle du conseil de guerre. De ce fait, on n’a pas vraiment l’impression de jouer des prolongements artificiels, on est toujours dans notre partie d’Inquisition mais on a simplement découvert de nouvelles zones comme nous l’avons fait pendant tout le jeu.

A la recherche de l’inquisiteur perdu

Les crocs d’Hakkon nous lance à la recherche du dernier inquisiteur, disparu des siècles auparavant lors d’une chasse au dragon sur les terres des Alvars. Le scénario va nous faire découvrir ce qui s’est réellement passé lors de cette mission, avec le contexte politique qui va bien, mais nous allons également découvrir le peuple Alvar. Celui-ci est séparé entre une société pacifique et un groupe dissident qui sont les crocs d’Hakkon. Comme chaque zone du jeu original, celle-ci a ses propres enjeux, sa culture à découvrir et sa géographie, la partie exploration est toujours très intéressante.

La nouvelle carte proposée est graphiquement aussi réussie que les autres, on se retrouve dans un sous-bois où percent les rayons du soleil, alternant des arbres géants et des falaises escarpées qui seront reliés par des plate-formes de bois, des ponts et des échelles. On parcourt cette zone sur plusieurs niveaux, passant des cavernes creusées dans la roche aux campements perchés dans les arbres. Les couleurs restent chaudes et donnent une ambiance crépusculaire à l’environnement et j’ai encore passé de longues minutes à baver devant les effets de lumières qui filtrent à travers les feuillages. Bref, c’est fucking beau.

D’un point de vue gameplay, rien ne change vraiment mis à part que le combat final m’a paru plus difficile que tout ce que j’ai pu croiser dans le jeu de base, me forçant à penser stratégie, à créer de nouvelles armures optimisées et à manager mon équipe là où j’avais traversé tout Dragon Age en mode actif bourrinage YOLO (en difficulté normale). Il semble donc que les développeurs aient voulu ajouter un poil de challenge au jeu, sans pour autant que ce soit infaisable pour un intolérant à la frustration comme moi.

Dragon age Nainquisition

La seconde extension, The Descent, concerne plus spécifiquement la société naine et le peuple d’Orzammar dont l’économie toute entière repose sur l’extraction et le commerce du Lyrium, un minerai magique qui sert dans tout Thedas. La nouvelle zone est complètement souterraine, nous allons porter assistance à la Légion des morts, une section d’élite des guerriers nains chargée de sécuriser les tréfonds d’où est extrait le lyrium. Or de violents séismes inexpliqués ont ouvert des brèches et explosé des sceaux qui protégeaient les mineurs contre les engeances, quelque chose rôde dans les profondeurs des mines, et on va aller faire du ménage.

Même si graphiquement les mines sont magnifiques, ça a forcément moins d’ampleur que les paysages à ciel ouvert. Pourtant les décors varient au fur et à mesure qu’on descend dans les profondeurs, passant d’architectures naines à des galeries plus brutes, pour finalement aboutir dans des parties inexplorées (et magnifiques) des tréfonds et découvrir les secrets de ce matériau tant convoité. Nous serons accompagnés par de nouveaux personnages, Valta et son protecteur Renn, dont les dialogues sont travaillés à la mode Bioware et donc sont très intéressants. On apprends leur histoire et ce qui les lient, pour les accompagner dans cette aventure qui va tout changer.

Cette extension-ci est quand même un peu plus orientée combat, avec des passages de vagues d’ennemis à contenir, ou encore une énorme zone à traverser sans pouvoir sauvegarder ni retourner à un campement, qui m’a demandé 4 ou 5 tentatives à cause de gros ennemis mastocs qui nous attendent quand il nous reste 3 de vie et une pauvre potion. Deux petits bémols : pour la première fois, j’ai eu des ralentissements assez fréquents pendant des combats bien chargés (sur PS4), et le boss de fin qui one-shot tous les guerriers de corps-à-corps, mais va expliquer à ton tank qu’il faut pas foncer sur le méchant, ça va le vexer. J’ai fini par laisser tout le monde crever à part un archer qui lui tourne autour pendant un quart d’heure en se promenant sur la zone pour éviter de micro-manager tout le monde à chaque seconde.

Globalement, ces DLCs prolongent l’expérience Dragon Age sans se foutre de notre gueule avec 6-8h de contenu chacun, ils apportent des univers inédits et très intéressants à découvrir, un peu de nouveauté et surtout, on replonge avec grand plaisir dans cet univers, avec l’envie d’en avoir encore plus. J’en ai même profité pour revenir sur des missions que j’avais zappées et pour défoncer les derniers dragon-sires les doigts dans le nez avec mon armure qui brille et mon level 27.

4 réponses

  1. C’est bon à savoir pour le coup ! J’attendais un avis sur les dlc et du coup ça donne à réfléchir pour les prendre. Perso, moi j’ai retesté le jeu en version PS4, il y a pas à dire graphiquement c’est 2 fois plus beau que sur PS3 !

      • Malheureusement oui, même si sur Dragon Keep, ils ont gardé en mémoire mon perso de PS3. Là, j’ai complétement changer, un Qunari mage et je fais bien sûr des choix différents pour voir ce qui peut changer 😉

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